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L’Orcab maintient le cap et renforce ses services

, mis à jour le 20/03/2026 à 10h16
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Salon Orcab 2026.

La sixième édition du Salon des artisans en coopérative, organisé par l'Orcab (Organisation des coopératives d’achat pour les artisans du Bâtiment) s’est déroulée les 18 et 19 mars au Parc des expositions de la Beaujoire à Nantes. L’occasion de faire le point sur le développement des services pour mieux servir les adhérents.

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Contre vents et marées, l’Orcab que préside Joël Schœnher depuis 2022 a maintenu le cap en 2025. C’est l’un des messages forts que la direction a mis en avant durant son salon biennal à Nantes. « C’est un moment fort de la vie des coopératives », rappelle Stéphane Windsor, le directeur général de l'Orcab qui se dit conforté par les chiffres de fréquentation.

À savoir : pas moins de 11 000 visiteurs au total, 3 000 des 9 600 entreprises artisanales adhérentes venues à la rencontre de 500 fournisseurs exposants sur les quelque 700 que référence le groupement. Cette mobilisation témoigne, selon le dirigeant, de la bonne santé du mouvement coopératif dans un contexte économique morose.

Sur l’exercice 2025, l’Orcab a affiché un chiffre d’affaires cumulé de 1,33 Md€, en très légère hausse (+1 %) par rapport à l’exercice 2024. « Notre modèle résiste beaucoup mieux », observe Stéphane Windsor qui donne deux explications à cette résilience.

D’abord le positionnement des entreprises adhérentes qui interviennent à 75 % sur les marchés de la rénovation, des extensions et de la transformation énergétique entre autres. Ensuite, le gros travail de fidélisation effectué par les 41 coopératives de l’Orcab (20 dans le bois, 18 en sanitaire chauffage, 3 dans le gros œuvre).

Le taux d’engagement moyen des entreprises auprès de leur coopérative atteint les 50 %. Il dépasse même les 80 % des achats, l’objectif affiché, dans de grosses coopératives historiques de l’Ouest comme VST, Ligartis ou l’UAB.

Une force de frappe logistique

Dans ce contexte, l’Orcab accentue sa politique de services destinée à muscler la performance de ses adhérents. Les artisans présents sur le salon ont pu y découvrir Algolia : le nouveau moteur de recherche basé sur l’IA qui sera déployé le 11 avril prochain pour les coopératives sous sites marchands Eolas. Cet outil vise à faire gagner du temps aux artisans partenaires, mais aussi réduire les erreurs de commandes.

Par ailleurs, l’Orcab investit aussi en logistique pour mieux servir ses adhérents. Le groupement a consacré 10 M€ HT l’an dernier à une extension de 12 000 m² de la plateforme nationale de Rocheservière, en Vendée. Le gros du stock se trouve dans les coopératives pour une valeur de 200 M€. De quoi mieux résister que d’autres acteurs du marché face à d’éventuelles secousses économiques et géopolitiques.

Sur le front de la conjoncture, le directeur général constate que « les artisans font beaucoup de devis, mais leurs carnets de commande se réduisent ». Cependant, l’arrivée de certaines coopératives sur le segment du tertiaire pallie la frilosité des particuliers. « Nous sommes très réactifs et agiles. Nous faisons une promesse et la tenons : apporter de la performance à l’entreprise artisanale », résume Stéphane Windsor.

Aperçu du salon Orcab 2026

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Salon Orcab 2026.
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Salon Orcab 2026.
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Salon Orcab 2026.

TROIS QUESTIONS À...
Stéphane Windsor, directeur général de l’Orcab

« Aller vers une coopérative de services »

Quelles évolutions se dessinent au sein de l’Orcab ?

Stéphane Windsor : Les coopératives travaillent leur base, la fidélisation. La progression du nombre d’adhérents s’infléchit un peu. Il est aussi plus dur de fédérer pour faire émerger de nouvelles coopératives, tout le monde est dans l’immédiateté. De notre côté, nous nous posons la question de changer de nom pour nous appeler demain une coopérative de services. Nous ne sommes pas une centrale d’achats. L’Orcab compte 110 salariés et 55 sont sur la partie services.

Quel est le gros dossier du moment ?

S. W. : Le gros enjeu porte sur la donnée. Comment on qualifie cette donnée qui vient des fournisseurs, comment on la transmet, quel usage on en fait ? Le groupement a vraiment pris conscience de cet enjeu. Il a recruté une responsable de la donnée, et créé en 2025 un service dédié de dix personnes. Treize projets sont en cours autour de la data. Nous saurons très vite mettre en place des programmes utilisant l’IA.

Quels sont les autres projets en gestation ?

S. W. : Nous souhaitons apporter un appui RH aux adhérents. Nous réfléchissons à avoir une ressource RH mutualisée pour les coopératives qui le souhaiteraient, proposer des ateliers, des sessions de formation, etc. La reprise des entreprises artisanales est un autre sujet d’importance. D’ici à dix ans, plus de 40 % d’entre elles seront à transmettre. Nous sommes attachés à ce tissu d’entreprises de proximité, à un artisanat libre et indépendant. Enfin, nous allons lancer une commission RSE au sein du groupement. Nous avons d’ailleurs signé en novembre dernier la charte Relations fournisseurs et achats responsables.

L’ORCAB • Chiffres clés

1,334 Md€ HT de chiffre d’affaires cumulé en 2025 +1 %) dont 732 M€ en bois, 560 M€ en plomberie et 42 M€ en gros œuvre.
41 coopératives.
42 salles d’exposition Artipôle.
• Environ 9 600 entreprises artisanales adhérentes.
(Source : Orcab)

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