REP PMCB : la FDMC dénonce une nouvelle hausse des barèmes jugée « intenable »
ÉCOCONTRIBUTION • Comme son aval (Capeb et FFB), la Fédération des distributeurs de matériaux de construction (FDMC) tire la sonnette d’alarme après l’annonce par les éco-organismes d’une hausse des barèmes de la filière REP PMCB prévue à partir du 1er juillet 2026.
Engagée dans les travaux de réforme de la REP Bâtiment, la FDMC estime que cette augmentation intervient au plus mauvais moment. Alors que le gouvernement mène une refonte du dispositif afin d’en améliorer la soutenabilité économique, cette nouvelle hausse risque, selon la fédération, de fragiliser davantage un système déjà sous tension. Et de souligner, dans un communiqué, que c’est « un coup supplémentaire [porté] à la viabilité du dispositif actuel ».
La fédération rappelle que les éco-organismes agréés affichent « un déficit à 120 M€ » comme l’a souligné le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefevre, lors d’une récente audition au Sénat.
Un déséquilibre qu’elle attribue principalement aux coûts de fonctionnement générés par la multiplication des points de collecte imposée par la loi Agec, dont plus de 2 400 points de collecte ont déjà été déployés chez les distributeurs de matériaux.
La nouvelle hausse des barèmes porte un coup supplémentaire à la viabilité du dispositif actuel, selon la FDMC.
Situation « intolérable » pour les négoces
Pour la FDMC, la réforme envisagée par le gouvernement, qui prévoit notamment de mettre fin à l’obligation systématique de collecte pour les distributeurs, constitue une mesure de bon sens économique.
À l’inverse, les nouveaux barèmes votés par les conseils d’administration des éco-organismes seraient le signe d’une « fuite en avant » financière dans un contexte déjà marqué par la hausse des prix des matériaux de construction liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Dans l’attente de la mise en œuvre effective de la réforme, la FDMC demande purement et simplement « le gel des écocontributions » conformément aux orientations défendues par l’exécutif lors des différentes réunions de concertation.
À ce titre, elle juge « intolérable » la situation de ses adhérents, confrontés simultanément à une baisse des prestations des éco-organismes et à une augmentation des coûts supportés par la filière. D’ailleurs, fin mai, Valobat détaillait les motifs d’une telle hausse des barèmes. Avant... une baisse promise en 2027.