Portes d’entrée : des espoirs de reprise en 2026
Pénalisé par la crise du logement et le ralentissement des projets de rénovation, le marché hexagonal des portes d’entrée confirme son recul en 2025 avec un volume désormais inférieur à 450 000 unités posées. En attendant, a priori, une lente amélioration envisagée dès cette année.
La filière industrielle des portes d’entrée n’est pas au mieux de sa forme. C’est ce que confirme la récente étude menée auprès de 450 professionnels par le cabinet TBC Innovations. En cause ? La construction de maisons individuelles, moteur historique du secteur, n’a pas encore endigué son effondrement.
Depuis 2022, la baisse des ventes et des mises en chantier dans le neuf pèse lourdement sur l’activité. Parallèlement, la rénovation qui représente près des trois quarts du marché, a ralenti pour la deuxième année consécutive.
Malgré le léger rebond des transactions dans l’ancien en 2025, la demande reste insuffisante pour inverser la tendance. Les perspectives s’éclaircissent toutefois à l’horizon 2026. La reprise progressive des ventes de maisons individuelles, combinée à un accès au crédit facilité et à l’élargissement du prêt à taux zéro, pourrait soutenir l’activité.
75 %
C’est à peu près le poids que représente le segment de la rénovation sur le marché des portes d’entrée de maison.
Les dernières données officielles du ministère de la Transition écologique mettent en évidence un redémarrage des mises en chantier (+6 % à fin 2025 avec 100 900 maisons commencées en individuel pur et groupé), ainsi qu’une hausse des permis de construire (à +12 %). Ce sont là deux signes d’un regain attendu dans le neuf.
Au-delà de la conjoncture, les attentes des particuliers évoluent. Désormais mieux informés et impliqués, 80 % des clients arrivent avec un projet précis. La porte d’entrée s’affirme comme un élément clé de l’identité visuelle du logement en se coordonnant avec les menuiseries et aménagements extérieurs.
En nette hausse, les modèles contemporains aux lignes épurées captent aujourd’hui 61 % des portes installées. Sécurité, personnalisation, performance énergétique et solutions connectées deviennent désormais les nouveaux standards d’un marché encore fragilisée, mais en mutation.
Le marché des fenêtres (aussi) en berne
Après une chute brutale depuis 2023, le marché français des fenêtres passe sous les 9 millions d’unités installées en 2025 : une première depuis 2018. Pour la deuxième année consécutive, le segment de la rénovation chez les particuliers s’essouffle, lié notamment aux “stop and go” sur le dispositif MaPrimeRénov’. La lente reprise des transactions immobilières dans l’ancien qui a été observée en 2025, n’a pas permis encore de relancer significativement la demande.
(Source : étude TBC Innovations, mars 2026)