Edycem injecte 10 M€ pour son usine du futur
BPE, préfabrication, granulats recyclés... : filiale du groupe vendéen Hérige, son pôle béton Edycem investit 10 M€ pour construire une nouvelle usine. Le fabricant du Grand Ouest fait le point sur sa stratégie en 2026 pour élargir l’offre produits, accroître son activité tout réduisant son empreinte carbone.
2026 sera une année dense pour l’acteur du béton de la façade Atlantique Edycem. Il va moderniser son activité de préfabrication, intensifier le déploiement de sa gamme de bétons prêts à l’emploi Vitaliss, et continuer à développer sa plateforme de revalorisation des inertes à Mérignac (Gironde).
L’entreprise de taille intermédiaire (300 collaborateurs pour 135 M€ de CA) évolue pourtant dans un marché compliqué avec une consommation de BPE en chute depuis cinq ans (-20 %) et un secteur de la construction neuve en berne.
Pour autant, Edycem continue de suivre scrupuleusement la feuille de route établie en 2021 par Olivier Collin, son directeur général : « Elle repose sur quatre axes : RSE (sécurité, formation, social), environnement (conformité réglementaire, offre responsable), performance (process, coûts, achats, logistique, commerce) et innovation (R&D, contrôle qualité) ».
Préfabrication
Des investissements majeurs sont donc consentis sur la préfabrication légère qui s’appuie pour l’heure sur 6 outils de production sur un site de 10 hectares. « L’activité de production de blocs constructifs a été sauvée par celle de produits d’aménagement extérieur et de dalles sur plots, des solutions conçues pour lutter contre les îlots de chaleur et drainer les eaux pluviales ».
L’unité gagnera 2 200 m² de surface et de nouvelles machines pour améliorer la productivité. Olivier Collin précise : « L’offre produits sera élargie, avec des productions plus durables, de nouvelles couleurs et textures, des dimensions plus grandes… Le but est de se diversifier au maximum pour répondre à toutes les demandes des clients. Et le cadre de travail sera plus moderne pour nos équipes ».
Les tâches seront davantage automatisées pour que les salariés puissent se concentrer sur des étapes plus importantes, notamment toute la gestion de la variabilité des produits justement. Les travaux, qui débuteront mi-2026, s’étaleront sur neuf mois, pour une véritable entrée en production dans la deuxième moitié de 2027.
« L’offre produits sera élargie, avec des productions plus durables, de nouvelles couleurs et textures, des dimensions plus grandes… Le but est de se diversifier au maximum pour répondre à toutes les demandes des clients. Et le cadre de travail sera plus moderne pour nos équipes. »
Olivier Collin, directeur général d'Edycem
Prêt à l'emploi
Concernant le béton prêt à l’emploi, Edycem va poursuivre le déploiement de la démarche Vitaliss (scoring appliqué aux bétons) en améliorant l’empreinte carbone moyenne de ses produits. Cette dernière est déjà réduite de -20 % à -30 % aujourd’hui par rapport à des béton standards et l’idée sera de généraliser dans les 35 centrales Edycem le niveau B (soit -40 % de CO2).
De quoi mieux répondre aux exigences accrues du nouveau seuil de la RE2020. D’autant que la nouvelle norme NF-EN206 sortie en décembre permet de substituer davantage de ciment par des alternatives comme le laitier ou les métakaolins. Sur ces sujets Edycem continue de faire travailler sa R&D avec sa chaire à Centrale Nantes, et à collaborer avec des sociétés de pointe comme Hoffmann Green Cement ou Ecocem.
Granulats
Enfin, la part granulaire des bétons n’est pas oubliée, avec la montée en puissance de la plateforme d’accueil des inertes de Mérignac, acquise en 2022. Edycem poursuivra son développement et sa modernisation afin d’améliorer son taux de valorisation qui, pour l’heure, est de 25 %.
Olivier Collin promet « de gros travaux d’aménagement du site, avec le renouvellement de la centrale à béton dans les deux à trois ans » et une transversalité de l’activité avec du concassage et de la production de granulats recyclés. Le site est agréé par l’éco-organisme Ecominero.