CGF : l’Appro Bâtiment a relevé la tête fin 2025, mais 2026 reste incertain

, mis à jour le 05/03/2026 à 15h41
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Mise en rayon de références d'outillage à main dans un négoce Quofi.

Tout comme chez les négoces en décoration et quofi, le chiffre d’affaires global du commerce de gros (tous secteurs confondus) a clos l’exercice 2025 en légère hausse (à +0,6%) selon le dernier baromètre de la Confédération des grossistes de France (CGF). Les perspectives 2026 seraient, a priori, plus mitigées

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Les principaux chiffres du commerce de gros en 2025

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Observatoire CGF / Xerfi Specific - T1 2026.
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Observatoire CGF / Xerfi Specific - T1 2026.
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Observatoire CGF / Xerfi Specific - T1 2026.
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Observatoire CGF / Xerfi Specific - T1 2026.

Est-ce l’arbre qui cache la forêt ? Si la CGF se félicite d’« une fin d’année 2025 en progression », l’organisation professionnelle estime cependant que les perspectives 2026 demeurent toujours « incertaines ». À la lecture du baromètre CGF/Xerfi Specific, l’activité globale du commerce de gros (en valeur) poursuit sa lente remontée depuis le printemps dernier (+1,5 % au T2 2025 vs le T2 2024) après avoir pointé à -1,5 % sur les trois premiers mois de l’exercice 2025.

Le T4 s’est achevé dans la même veine que le T3. Sur l’ensemble de l’année, le gain de chiffre d’affaires s’établit à +2 % quand l’économie française a connu une petite décélération : +0,9 % vs +1,1 % en 2024. Au sujet de l’Appro Bâtiment qui ne concerne désormais plus que les seuls adhérents de la FND (négoce décoration) et ceux de la FFQ (quofi), le baromètre de la CGF fait état d’un redressement au T4 à hauteur de +1,5 % vs les trois derniers mois de 2024.

Un "score", sans doute, à marquer d’une pierre blanche puisque « c’est la première fois que l’activité est positive depuis la mi-2023 », se félicite la confédération dans un récent communiqué. Reste que sur l’ensemble de l’année, l’Appro Bâtiment a encore pâti d’un climat d’affaires tendu. Avec un atterrissage à -2,1 % pour les distributeurs en décoration et quofi.

« Si certains marchés, comme la santé et le Bâtiment, montrent des signes d’amélioration [à la fin 2025], d’autres restent confrontés à une demande insuffisante et à un manque de visibilité. »
Stéphane Antiglio, président de la CGF

Incertitudes pour le début 2026

À la tête de la confédération, Stéphane Antiglio dresse un constat mi-figue, mi-raisin : « La progression de l’activité observée en fin d’année 2025 constitue un signal positif, mais la reprise demeure fragile et très contrastée selon les secteurs ».

Désormais, l’écart entre optimistes et pessimistes sur l’évolution de leurs ventes au T1 2026 se réduit quasiment à l’épaisseur d'un trait. « Si la part des entreprises anticipant une hausse de leurs activités […] perd un point pour atterrir à 26 %, la part de celles anticipant une baisse […] perd trois points pour tomber à 23 % », souligne la CGF.

Chez les acteurs de l’Appro Bâtiment, le sentiment qui prévaut est, là aussi, assez mitigé. Ils ne sont « plus que 22 % à parier sur une hausse de leurs activités » quand ils étaient encore 28 % au T4 2025. À l’inverse, la part des distributeurs anticipant une érosion de leurs volumes d’affaires remonte à 26 %. C’est « neuf points de plus qu’au troisième trimestre 2025 », s’inquiète la CGF.

Quel que soit le poste comptable, tous les indicateurs semblent vouloir passer à l’orange, voire au rouge.. À l’exception des niveaux de stock qui, en toute logique, se réduisent pour s’adapter et réduire le coût des immobilisations. Trésorerie, délais de paiement client et défauts de paiement, tarifs fournisseurs, coûts logistiques, taux de marge brute… : les soldes d’opinion des chefs d’entreprise de l’Appro Bâtiment ne sont pas vraiment au beau fixe.

Reste à savoir si l’opinion des grossistes reviendra à des niveaux plus favorables après les élections municipales. Après tout, une hirondelle pourrait bien faire (revenir) le printemps dans les agences des négociants en décoration et en quofi… à moins que le contexte géopolitique ne vienne – à nouveau – assombrir l’horizon.

Fort de 30 ans d'expérience en presse BtoB et BtoC, Stéphane est rédacteur en chef de Zepros Négoce et Zepros Safety, passionné par les enjeux liés aux transitions environnementales et digitales dans le BTP.
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