Velux investit 11 M€ pour décarboner ses process industriels dans la Somme
INVESTISSEMENT INDUSTRIEL • À Feuquières-en-Vimeu (Somme), le fabricant danois de fenêtres de toit Velux poursuit la transformation de son usine historique située entre Dieppe et Abbeville. Il y a notamment inauguré un nouveau bâtiment de 5 000 m² entièrement dédié à la transformation de l’aluminium.
Présente dans l’Hexagone depuis 1976, VKR France, la filiale du groupe danois Velux, a récemment modernisé et agrandi son outil industriel. Cette première unité de production construite hors du Danemark fait également l’objet d’une rénovation globale. Quatre bâtiments ont d’ores et déjà été réhabilités.
À l’occasion de ses cinquante ans de présence sur le marché français, Velux a inauguré début octobre à Feuquières-en-Vimeu un nouvel hangar dédié à la fabrication de raccordements de fenêtres en aluminium (baptisé le P11) et un nouveau centre de stockage de 5 000 m². Les premiers travaux ont débuté en 2021. Le chantier qui a bénéficié d’un budget de 11 M€, devrait s’achever en 2027.
Relamping, nouvelle isolation intérieure passant de 2 à 16 cm d’isolant, pose de fenêtres en shed, charpentes renforcées… Implantée sur 27 ha dont 60 000 m² couverts, l’usine de la Somme (350 salariés) va aussi rénover trois autres de ses quatorze unités de production et de stockage.
« La France occupe depuis 50 ans une place stratégique dans l’histoire du groupe Velux. Il me paraît essentiel de continuer à nous appuyer sur cet ancrage historique et sur la solidité de notre outil industriel pour accélérer notre développement. »
Sandrine Maguin, présidente de Velux France
La décarbonation constitue « un axe majeur de la stratégie industrielle de Velux » : 100 % de bois certifiés PEFC/FSC issus des pins des Landes, aluminium pour la fabrication des fenêtres recyclé à 42 % ou encore 98 % des déchets revalorisés, recyclage du verre via une filière dédiée, emballages plastiques remplacés par des contenants en papier ou carton, etc.
L’usine consomme en outre 100 % d’électricité d’origine renouvelable depuis trois ans grâce à une chaudière biomasse de 800 kW alimentée par des copeaux de bois issus de la production des fenêtres de toit Velux.
Tout en renforçant ses capacités de production dans la Somme, VKR France est aussi engagé depuis plusieurs années dans une démarche globale de RSE pour baisser ses émissions de CO₂. L’unité P11 dispose, par exemple, de 300 kWc de panneaux couvrant 30 % de ses besoins en électricité.
À Feuquières-en-Vimeu, les émissions de CO₂ de l’usine (sur les scopes 1 et 2) ont ainsi diminué de 85 % depuis 2007. D’ici à 2030, la marque veut désormais réduire de moitié l’empreinte carbone de ses fenêtres de toit. Ambition clairement affichée ? Passer de 120 kg à 59 kg de CO₂ par unité.