[CCTP] L’UFME appelle les BE au discernement

, mis à jour le 13/04/2026 à 06h38
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Façade d'un immeuble d'habitation - Menuiserie + RE 2020 + Performances énergétiques / Rédaction des CCTP

Face au renforcement des exigences réglementaires en matière énergétique et environnementale, l’Union des fabricants de menuiseries (UFME) constate que certains bureaux d’études adopteraient des pratiques de prescription trop restrictives ou jugées « ultrasécuritaire » dans les cahiers de clauses techniques particulières (CCTP). Elle appelle au dialogue entre fabricants, BE et donneurs d’ordres.

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L’UFME sonne l’alerte. En matière de prescription dans les CCTP, l’organisation professionnelle dénonce les pratiques de « certains bureaux d’études » qui imposeraient un niveau de performance thermique unique à l’ensemble des menuiseries d’un bâtiment sans distinction de dimensions, ni d’usage.

Des approches jugées « simplistes » ou exigeantes à l’excès dans l’application de la réglementation relative aux performances énergétiques des fenêtres, baies et portes. L’UFME constate de telles dérives « depuis plusieurs mois », selon un communiqué.

Ces pratiques conduisent à « exiger des niveaux de Uw identiques » pour des ouvrages pourtant différents, comme une grande baie vitrée et une petite fenêtre. Selon l’organisation professionnelle, ces pratiques peuvent entraîner la mise en œuvre de solutions inadaptées, à la fois plus carbonées et plus coûteuses, tout en risquant de « menacer l’équilibre technico-économique des projets ».

L’UFME appelle à renforcer le dialogue avec les BE : une condition essentielle pour concilier ambition énergétique, réduction de l’empreinte carbone et faisabilité technique des projets.

Raison pour laquelle l’UFME rappelle que la performance énergétique d’un bâtiment repose sur un équilibre global de l’enveloppe, et non sur la maximisation isolée de chaque composant. Imposer les niveaux les plus élevés sur toutes les menuiseries ne garantit pas une meilleure efficacité énergétique à l’échelle du bâti, et peut même se heurter aux limites des solutions courantes disponibles sur le marché.

Face à ces enjeux, l’organisation appelle les BE et donneurs d’ordres à « une approche plus nuancée » et contextualisée dans la rédaction de leurs CCTP. Elle recommande d’adapter les exigences de performances thermiques à chaque type de menuiserie – conformément à la RE 2020 – ou de se référer à une valeur moyenne correspondant au produit type de chaque gamme et aux dimensions de référence définies par le marquage CE.

Enfin, l’UFME rappelle à ses 170 adhérents leur devoir de vigilance et leur rôle de conseil pour clarifier les limites de certaines exigences, sécuriser les appels d’offres et éviter d’éventuels contentieux.

Autrement dit, il s’agit de renforcer le dialogue entre bureaux entre tous les maillons de la chaîne : une condition essentielle pour concilier ambition énergétique, réduction de l’empreinte carbone et faisabilité technique des projets.

Fort de 30 ans d'expérience en presse BtoB et BtoC, Stéphane est rédacteur en chef de Zepros Négoce et Zepros Safety, passionné par les enjeux liés aux transitions environnementales et digitales dans le BTP.
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