Construction de logements : la maison individuelle résiste sur la fin d'année
Selon les derniers chiffres publiés par le ministère, le sursaut du logement neuf enregistré au printemps ne s'est pas confirmé fin 2025. L'individuel reste sur une note positive contrairement au collectif, mais reste loin de ses résultats d'avant crise.
Le sursaut intervenu au printemps pouvait laisser espérer une reprise de la dynamique de la construction de logements. Mais le mois de novembre confirme la tendance d'octobre avec un nouveau recul des autorisations.
La baisse concerne principalement le logement collectif, qu’il s’agisse d’immeubles ordinaires ou de résidences. À l’inverse, le logement individuel résiste mieux et continue même de progresser légèrement sur le mois. Cette évolution contraste avec la tendance de fond : sur un an, les volumes d’autorisations demeurent nettement en retrait par rapport aux niveaux observés avant la crise récente, signe d’un marché encore fragile.
Pause ou repli durable ?
Du côté des mises en chantier, le constat est similaire. Après deux mois de reprise, l’activité se replie légèrement en novembre. Là encore, le collectif explique l’essentiel du recul, tandis que l’individuel affiche une orientation plus favorable. Malgré ces variations mensuelles, le cumul annuel reste très en deçà de sa moyenne de long terme, traduisant les difficultés persistantes à transformer les projets en constructions effectives.
Au final, la photographie de la fin d’année 2025 révèle un secteur toujours en quête de stabilité. Si certains segments, comme la maison individuelle, montrent des signes de résistance, la construction neuve reste globalement pénalisée par un environnement économique et réglementaire contraignant. Les prochains mois diront si ce ralentissement marque une pause temporaire… ou l’installation durable d’un nouveau palier bas pour la production de logements.