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Chez Sider, un tiers du CA est immobilisé en stock

Stéphane Vigliandi
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Marc Hippomène

Le groupe bordelais Qérys achèvera en fin d’année la transformation de ses agences en entrepôts régionaux. Marc Hippomène (le directeur général du groupe) et Benjamin Vergniault (directeur marketing et commercial) détaillent pour la rédaction de Zepros Négoce la finalité de ce plan de transformation.

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Quelle année 2020 a réalisée Sider ?

Marc Hippomène : Notre chiffre d’affaires a progressé de 10 %. La fin d’année a été très dynamique pour les artisans sur la rénovation. Les gens sont très vite revenus nous voir car on avait le stock, alors que tous les circuits étaient abîmés. Notre choix est d’avoir peu de sites mais avec des capacités. Un tiers de notre CA est immobilisé en stock. C’est possible car on est un groupe autonome, autofinancé, les sites nous appartiennent. Nous n’avons pas de contraintes imposées par les banques.

Quelle est la stratégie ?

Benjamin Vergniault : Nous distribuons des produits pros multi-techniques, principalement vers les marchés artisans et collectivités. Notre vocation première est de tout stocker. Nous sommes les seuls à nous imposer cette rigueur pour ne pas décevoir sur la réponse au besoin instantané. Nous avons tout en stock, pour une expédition le jour même. Le client a ensuite une grande autonomie, via le site il peut choisir son mode de livraison. Notre plateforme logistique à Buzançais livre les clients et nos huit entrepôts régionaux. Sur ces entrepôts, on trouve du stock, du conseil et une petite partie showroom. Nous avons 155 commerciaux sur le terrain, qui sont spécialisés artisans ou collectivités. Les notions de proximité et d’autonomie sont fondamentales.

Où en est le plan d’investissements sur vos agences ?

M. H. : Fin 2021 début 2022, toutes les agences seront devenues des entrepôts régionaux, principalement sur de nouveaux sites ou en remodelant un outil existant comme à Nantes. Notre démarche stratégique est d’avoir des entrepôts régionaux solides dans les grandes métropoles. Proches d’accès routiers, en zones périurbaines, ces sites ont une dimension suffisante pour stocker 15 000 références en moyenne. En fin d’année tous nos entrepôts offriront l’ensemble des modes de distribution d’un produit : comptoir, click & collect, consigne, livraison deux fois dans la journée. Nous donnons la capacité au local à répondre à toutes les promesses. On a des entrepôts plus performants que jamais, complémentaires au digital et à la plateforme nationale. Au prix de très gros investissements : nous sommes passés de 6-7 millions d’euros par an à 12-13 millions pour le faire vite.

Et le déploiement de vos consignes automatiques Pickup ?

M. H. : Nous livrons déjà chez le client, sur le chantier, en relais colis. La consigne est un prolongement de ce que nous savons déjà faire. Beaucoup d’artisans travaillent en décalé. Certains veulent s’affranchir des contraintes du quotidien pour récupérer le matériel en agence, ne pas abîmer leur rentabilité dans les embouteillages. Après Bordeaux dès 2017, Lyon, Lille, nous avons lancé le service en février dernier à Nantes et y connaissons le meilleur démarrage de Pickup. On y a déjà un petit noyau de clients artisans typés consigne.

Sider en bref

  • 200 M€ de chiffre d'affaires en 2020 vs 181 M€ en 2019.
     
  • 670 salariés.
     
  • 1 plateforme nationale à Buzançais (Indre).
     
  • 8 entrepôts régionaux : Lille, Maurepas (78), Dijon, Rennes, Nantes, Lyon, Bordeaux et Toulouse.
Stéphane Vigliandi
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