PAC “made in Europe” : le ministre de l’Industrie se rend chez Sonepar et Atlantic dans le Pas-de-Calais

, mis à jour le 05/09/2026 à 16h07
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Léopold Bernard, président de Sonepar France.

ÉLECTRIFICATION DES USAGES • Alors que le “Coup de pouce chauffage” voit son périmètre se resserrer depuis le 1er septembre 2026, Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l’Industrie, s’est déplacé dans le Pas-de-Calais pour promouvoir les pompes à chaleur fabriquées en Europe.

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À Laval, il y a six ans, Emmanuelle Wargon, alors ministre du Logement, se rendait dans une agence Sonepar pour lancer la campagne nationale “Coup de pouce thermostat avec régulation performante”. Ce 3 septembre, le distributeur a accueilli, cette fois-ci, le ministre de l’Industrie dans son point de vente de Béthune (Pas-de-Calais).

L’occasion pour le locataire de Bercy de mettre en lumière un maillon essentiel de la transition énergétique, mais souvent moins visible auprès du grand public : la distribution professionnelle. Sa visite sur le terrain marque aussi un virage politique important dans le cadre du plan gouvernemental d’électrification des usages.

Depuis le 1er septembre 2026, un arrêté rend la technologie des PAC accessible à toutes les tranches de revenus. Mais la bonification des certificats d’économie d’énergie (CEE) est dorénavant conditionnée aux seules PAC agréées et assemblées en Europe afin, notamment, d’accélérer la décarbonation des modes de chauffage en résidentiel.

Durant cette séquence, Léopold Bernard (président de Sonepar France), accompagné de Roland Mongin (délégué général de Coédis), a souligné en substance « l’importance de s’appuyer sur la distribution professionnelle et le tissu territorial des installateurs qualifiés » pour « déployer massivement une offre d’électrification répondant aux enjeux de souveraineté industrielle »

Avec 528 000 PAC vendues en 2025, la France demeure le premier marché européen en volume. Le parc est estimé à environ 7 millions d’unités installées.
(Source : Association européenne des pompes à chaleur - EHPA)

Une interdépendance « de l’usine jusqu’au chantier »

De son côté, Coédis a mis en avant « le rôle pivot » de la distribution professionnelle du second œuvre technique qui, avec un maillage de plus de 4 000 agences et showrooms, est une interface « essentielle » entre l’amont industriel et les installateurs. Avec trois enjeux clés autour des PAC, de la mobilité électrique (via le déploiement des IRVE, infrastructures de recharge pour véhicules électriques) et de l’industrie auxquels s’ajoutent désormais les datas centers.

Pour Coédis d’ailleurs, « accélérer l’électrification, c’est “faire filière” ». D’autant qu’avec ses quelque 400 entreprises adhérentes et plus de 44 000 salariés, la profession « participe à faire vivre une chaîne de valeur complète, de l’usine jusqu’au chantier ».

Plus tôt dans la journée, Sébastien Martin avait inauguré en grande pompe le Heat Pump Technology Center (HPTC) : le nouveau centre R&D d’Atlantic situé dans son usine de Billy-Berclau, non loin de Béthune. Là, 150 ingénieurs travaillent déjà sur les modèles PAC de demain. Le ministre en a profité pour rappeler qu’il « assume une préférence européenne exigeante ».

Selon nos confrères de la presse quotidienne régionale, les primes “Coup de pouce chauffage” pourraient être élargies. Lors de sa visite chez Atlantic, le ministre a laissé entendre que le gouvernement « va s’attaquer à d’autres sujets comme les chauffe-eau thermodynamiques ». Voilà qui répondrait à une autre des attentes de la filière du génie climatique.

Deux autres leviers pour les PAC

Si l’horizon s’éclaircit pour ces équipements grâce à un soutien public plus musclé, deux autres facteurs devraient, à terme, favoriser le développement des PAC en France.

l’aval de l’Ademe. Après deux ans d’études sur le terrain, l’Agence a confirmé l’efficacité redoutable des PAC en remplacement de chaudières fossiles, y compris dans des logements dont l’isolation n’est pas optimale.

la reprise de la construction neuve dont certains économistes prévoient un frémissement. Avec les deux seuils plus sévères de la RE 2020 (2028 et 2031), la technologie devient l’une des solutions incontournables pour les logements collectifs neufs.

Fort de plus de 30 ans d'expérience en presse BtoB et BtoC, Stéphane est rédacteur en chef de Zepros Négoce et Zepros Safety, passionné par les enjeux liés aux transitions environnementales et digitales dans le BTP.
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