PAC : performances validées en conditions réelles
ÉTUDE • Panasonic et Domosolaris dévoilent les résultats d’une étude inédite sur le fonctionnement de pompes à chaleur (PAC) en conditions réelles qui valide les performances des machines air-eau, y compris en zone climatique froide.
Le fabricant Panasonic Heating & Cooling et l’installateur Domosolaris, ont mené une campagne de mesures sur 113 pompes à chaleur air-eau monobloc (Aquarea R32), entre l’hiver 2024 et le printemps 2025. Chaque machine a fait l’objet d’un relevé complet de l’énergie consommée, l’énergie restituée et des températures de fonctionnement, ce qui a permis de calculer les trois indicateurs saisonniers : le Scop Chauffage (rendement moyen du circuit de chauffage), Scop ECS (rendement moyen pour la production d’eau chaude sanitaire) et Scop Global (rendement de l’ensemble).
« Atteindre ces performances en zone climatique H1 démontre sans appel qu’une pompe à chaleur bien dimensionnée, bien installée et bien suivie conserve d’excellentes performances même en climat froid », selon Domosolaris.
Sur chacun des trois indicateurs, les machines observées ont montré d’excellentes performances y compris dans la zone climatique la moins favorable pour les PAC air-eau (H1) qui regroupe les départements de l’Isère, la Savoie, la Haute Savoie ainsi que la Drôme.
Le Scop chauffage enregistré est de 4,0, pour l’ECS le Scop est de 3,67, ce qui amène un Scop global à la moyenne de 3,93. Rappelons que plus cette valeur est élevée, plus la PAC est performante et économe en énergie, puisqu'elle restitue davantage d'énergie thermique que d'énergie électrique consommée.
L’étude de Panasonic et Domosolaris révèle l’influence de l’émetteur sur les performances de la PAC, qu’il s’agisse de radiateurs ou de planchers chauffants. Une vingtaine de machines affichent des Scop Chauffage plus faibles – entre 3,3 et 3,5 – sont celles qui sont reliées à un radiateur moyenne température (45 à 55 °C), comme le prévoyait la spécification constructeur (3,4).
Le parc est donc « parfaitement aligné surtout si on prend en considération son climat froid ». Une dizaine d’autres machines affichent des Scop Chauffage beaucoup plus élevés (de 4,8 à 5.0), reliées à des planchers chauffants avec des températures plus basses (30-35 °C). Là encore, les spécifications de Panasonic (4,9) sont donc atteintes en conditions réelles.
Selon les experts, la production d’eau chaude sanitaire constitue "le" point faible des PAC air-eau. Sur les 117 machines suivies, Domosolaris explique avoir observé « une petite fraction qui affichent un Scop ECS inférieur à 3.0 [pouvant] s’expliquer par la présence de pertes continues, ce qui oblige la PAC à reprendre la production régulièrement ».
D’autre part, ce Scop peut être impacté en cas de consommations d’eau chaude peu élevées ou si le ballon est surdimensionné, les pertes statiques devenant proportionnellement trop importantes, ou bien si la température de consigne de ballon est trop élevée : « Au-delà de 55 °C la PAC fonctionne avec un moins bon rendement […] avec l’activation du mode anti-légionnelle qui pousse le ballon au-delà de 60 °C au moins une fois par semaine ». Les meilleurs performances sont obtenues avec un réglage à 52 °C.
Une étude qui valide les bonnes installations
Même avec des conditions climatiques exigeantes, des machines de qualité, bien dimensionnées, bien installées, bien réglées et bien entretenues, peuvent donc atteindre voire dépasser les performances prévues par leur constructeur. Le choix d’une puissance de PAC doit être déterminé par les déperditions thermiques réelles afin d’éviter le sous- ou surdimensionnement.
Les machines connectées peuvent également être suivies à distance afin d’assurer une maintenance prédictive avec une détection précoce des dérives de performance et des alertes sur les anomalies de cyclage.
Arnaud Gabel, responsable Développement commercial de Domosolaris, conclut : « Avec cette nouvelle étude nous démontrons que la performance n’est pas une question de climat ni de chance : elle se construit, projet après projet, par un calcul de déperditions rigoureux, une installation conforme aux règles de l’art et un suivi à distance qui permet d’agir avant qu’un dysfonctionnement ne dégrade le confort ou la facture du client ».