Ouate de cellulose : Soprema ouvre une 2e usine
Pour recycler la "glassine" (papier ciré utilisé notamment pour les étiquettes) dont il existe un important gisement en France et en Europe, Soprema a investi 30 M€ dans une nouvelle unité de production à Beaune (Côte-d'Or) capable de presque tripler sa capacité annuelle de production.
PDG du groupe Soprema, Pierre-Etienne Bindschedler a inauguré ce 5 février une nouvelle usine pour produire de la ouate de cellulose Cristal, isolant issu de "glassine" (un papier ciré) recyclée. Cette unité de production, installée à Beaune (Côte-d’Or) en bordure de l’autoroute A6, s’étale sur 14 700 m² et s’avère capable de produire 25 000 tonnes par an.
Selon Soprema, elle permettra d’assurer une meilleure couverture nationale en desservant l’Est de la France en complément de l’usine de ouate de cellulose de Cestas (Gironde) qui se focalisera sur l’Ouest du territoire.
Elle facilitera le sourcing de matière première grâce à la proximité d’entreprises de différents secteurs capables de fournir de la glassine. Enfin, le groupe met en avant une réduction de l’empreinte carbone en limitant la distance de livraison.
Un potentiel de 80 000 t disponible dans l'Hexagone
Pierre-Etienne Bindschedler souligne globalement que « le potentiel de la glassine, avec près de 550 000 tonnes disponibles en Europe et 80 000 tonnes en France, est réel. En 2025, nous avons valorisé 10 000 tonnes qui autrement auraient été incinérées ou enfouies. Notre nouvelle usine de Beaune va nous permettre de poursuivre notre développement et de soutenir le lancement sur le marché d’une nouvelle ouate Cristal, encore plus performante ».
La nouvelle usine « comprend une ligne de production dédiée à la ouate de cellulose Cristal, un espace de démonstration pour le soufflage, une halle matières et un auvent de stockage ».
Elle est complétée par un laboratoire de qualité. En tout, 30 emplois directs sur site et 140 emplois indirects sont espérés sur le territoire. Le projet représente un investissement global de 30 M€, dont 10 % environ ont été apporté par l’État et son opérateur l’Ademe, dans le cadre de France 2030.