[Fret fluvial] Au sud-est de Paris, Point.P arrimé à sa nouvelle plateforme régionale

Stéphane Vigliandi
Image
Point.P - Plateforme logistique régionale, Alfortville (94)

Jusqu’à présent localisée quelques kilomètres plus en amont, à Charenton-le-Pont, la plateforme de Point.P Île-de-France est désormais implantée à Alfortville, dans le Val-de-Marne. La direction de l’enseigne et les équipes régionales viennent d’inaugurer cette nouvelle pièce du schéma logistique de Saint-Gobain Distribution Bâtiment France (SGDB France).

Partager sur

C’est via un post publié sur les réseaux sociaux que Nicolas Godet, le directeur général de l’enseigne  multispécialiste, s’est dit « très heureux [d’] annoncer que Point.P Île-de-France inaugure [ce lundi 13 juin] sa nouvelle plateforme logistique régionale à Alfortville. Elle nous permet de continuer à décliner notre politique RSE en Île-de-France avec une logistique fluviale toujours plus dynamique ».

Parmi les principaux chiffres dévoilés par le patron de l’enseigne ? Notamment « une capacité de stockage de 1 300 palettes » en parpaings, acier, béton cellulaire et bois de coffrage qui « seront disponibles sur place »

« Avec 25 000 tonnes de produits livrés chaque année sur la plateforme [d’Alfortville, 94], ce sont 1 000 camions en moins sur les routes d’Île-de-France. »
Nicolas Godet, DG de Point.P – Post LinkedIn du 13/06/2022

Mobilité douce amont, mais aussi aval

Par ailleurs, le nouvel entrepôt francilien est dorénavant approvisionné en parpaings qui sont « acheminés directement par péniche depuis l’usine que Saint-Gobain exploite à Montereau-Fault-Yonne », au sud de la Seine-et-Marne, pour la gamme Lussiana : entrevous, blocs de coffrage et pleins, parpaings.

Pour le distributeur, il s’agit de poursuivre sa politique de « réduction des flux fournisseurs dans nos agences, désengorgement de [leur] cour [pour], in fine, des clients servis avec toujours plus d’efficacité », résume Nicolas Godet dans son post.

Comme la majorité des professionnels du secteur qui approvisionnent les chantiers dans les centres-villes et hypercentres des grandes agglomérations, l’objectif de Point.P est, bien sûr, de réduire encore ses émissions de CO2« autant que possible », mais également les nuisances sonores.

D’autant que dans la capitale et sa première couronne, la Ville de Paris et la Métropole du Grand Paris – en lien avec l’Atelier parisien d’urbanisme* – vont encore durcir les conditions de circulation, notamment pour les camions de livraison, dans le cadre de leur plan Climat-Air-Énergie. Avec de nouveaux objectifs restrictifs en 2023 et 2024, puis à l’horizon 2030.
* L’APUR est une structure d’études et de prospective. L’Agence de la transition écologique (ex-Ademe) et Haropa Port font partie des 29 membres.

« Représentant plus d'un tiers des émissions de CO2 de son “Scope 3”*, l’optimisation de la logistique, en amont et en aval de la chaîne de valeur, est un facteur clé pour réduire l’impact carbone de Saint-Gobain et atteindre l’objectif de réduction de 16 % des émissions […] d’ici à 2030. »
* Production d’énergie et réduction des émissions de GES.
(Source : document d’enregistrement universel 2021, Saint-Gobain)

Refonte du schéma logistique national

Du côté de SGDB France, l’amorce d’une nouvelle logistique avait été engagée dès 2012. Avec d’autres paliers mis en place à partir de 2014. À l’époque, il s’agissait de « répondre à un besoin de réactivité et de disponibilité produits », optimiser le taux de service client et les coûts de la supply chain, tout en couplant ces objectifs avec une baisse de l’empreinte carbone de ses activités, expliquait alors la direction de Point.P.

Parmi les premières initiatives déployées par l’enseigne et SGDB France via la refonte de leur schéma logistique national : la signature d’une charte en faveur d’une logistique urbaine “douce” à Paris, des engagements pris à travers plusieurs plans Climat-Énergie (Grand Lyon, Nantes, Bordeaux…), la mise en place de l’éco-transport Évoluvert et de la péniche Freedom appartenant à Point.P, etc.

Dans son document d’enregistrement universel 2021, le groupe Saint-Gobain souligne d’ailleurs « s’attache[r] à utiliser les modes de transport de manière agile, en passant à des modes de transport multimodaux moins polluants comme le rail et le transport fluvial ou maritime autant que possible ».
Parmi les dernières actions en date de la filiale Distribution : la montée en charge d’une flotte de véhicules aux normes d’émission Euro et VI « en partenariat avec les prestataires logistiques », le recours à l’hybridation et une transition vers des carburants moins émetteurs de CO2 et de particules fines.

À cet égard, le groupe souligne que son pôle Distribution Optimera en Norvège « fait office de pionnier dans l’utilisation de carburant biodiesel pour ses camions », tandis qu’à Paris, les agences Point.P Quai de Javel et Point du Jour sont maintenant livrées systématiquement par barges comme son confrère Raboni. La mise en Seine du négoce Bâtiment ne fait que commencer.

Image
Point.P - Plateforme logistique régionale, Alfortville (94)
Image
Point.P - Plateforme logistique régionale, Alfortville (94)
Image
Point.P - Plateforme régionale IdF, Juin 2018

La plateforme “Quai 94” en bref

• 1 021 m² de surface couverte de stockage en hangar + 3 alvéoles d’une surface totale de 152 m²

• 1 611 m² de surface totale pour la cour Matériaux avec son quai de circulation

Le site « conserve exactement la même activité gros œuvre [que l’ancienne plateforme régionale de Charenton] pour la livraison des clients, avec les mêmes fournisseurs  et la même activité en fluvial pour la majorité des approvisionnements fournisseurs », précise Point.P à la rédaction de Zepros Négoce.

Image
ZFEm du Grand Paris
Stéphane Vigliandi
Partager sur

Inscrivez-vous gratuitement à nos newsletters

S'inscrire