“Fini de bricoler”, la nouvelle com’ de ManoMano qui change de président

, mis à jour le 28/05/2026 à 10h51
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Nouvelle campagne de communication de ManoMano : "Fini de bricoler !".

“Fini de bricoler” ! C’est le slogan de la nouvelle campagne lancée par ManoMano. Mais comment ne pas y voir un symbole de la mutation engagée par la fameuse marketplace fondée par Christian Raisson et Philippe de Chanville en conquête de marges et de résultats positifs – notamment sur la voie d’une clientèle pro avec comme alliée l’IA. Les deux fondateurs prennent par ailleurs de la hauteur, tandis que le comité stratégique nomme Loïc Derrien à la présidence de Colibri SAS.

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ManoMano lance une nouvelle campagne de publicité qui est consciemment ou inconsciemment lourde de sens : “Fini de bricoler”. En janvier2026, la marketplace confiait le chantier de sa plateforme de marque à l’agence BBDO Paris qui propose deux mois plus tard cette création : un western décalé dans une hacienda mexicaine avec une bagarre spectaculaire qui échoue lamentablement. Rien ne se casse car l’aubergiste a fini de bricoler, puisqu’il utilise l’appli ManoMano…

Ceux qui n’ont pas "bricolé", ce sont les deux fondateurs Christian Raisson et de Philippe de Chanville qui se mettent en retrait et dont l’oeuvre est immense. L’ex-site marchand monechelle.com a gravi tous les barreaux jusqu’à s'appeler ManoMano qui aura très vite conquis le marché et les investisseurs.

Ceux qui n’ont pas bricolé, ce sont les deux fondateurs Christian Raisson et de Philippe de Chanville qui se mettent en retrait et dont l’oeuvre est immense. L’ex-site marchand monechelle.com a gravi tous les barreaux jusqu’à s'appeler ManoMano qui aura très vite conquis le marché et les investisseurs.

Devenu licorne et figure de proue européenne de la French tech, le concept s’est imposé comme une référence. Le dossier ManoMano a circulé chez les plus grands – chez Leroy Merlin entre autres, comme d’autres. Mais l’affaire n’a jamais été conclue.

Pourtant, c’est souvent le destin de la plupart de ces sociétés musclées à coups de tours de table et qui, un jour ,doivent permettre aux investisseurs de “sortir” par le haut. Au fil du temps, la spécificité de ManoMano n’en est plus une. Et la voilà concurrencée par des marketplaces “Made in GSB” comme celle de Leroy Merlin et désormais celle de Castorama. Qui cartonne parmi ces places de marché ? Difficile à dire…

Comme d’habitude, le volume d’affaires ne fait pas tout… d’autant que l’on ne sait pas tout. D’ailleurs, chaque fois que l’on avance un chiffre, on se fait éreinter par les uns et les autres acteurs sans que personne ne révèle réellement ses chiffres !

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Les cofondateurs de ManoMano.

Le virage du Pro

En tout cas, les deux cofondateurs du pure player du bricolage ManoMano ont réagi en jetant leur dévolu sur le secteur BtoB dont l’e-commerce reste "préhistorique" et qui est supposé être plus rémunérateur. Nouvelle conquête de l’Ouest ? Oui et non, car en France les pros sont difficiles à séduire – les GSB en savent quelque chose.

Après une phase d’optimisation, ManoMano s’est réinventé avec créativité. ManoPilot, une solution d’IA pensée pour les professionnels, illustre bien cette dynamique. En phase avec l’ADN technologique de l’enseigne, elle pourrait représenter un atout différenciant sur le marché BtoB.

Si la solution est déjà un “plus”, elle pourrait à notre avis aller… plus loin ! Impossible de dire si cela a déjà payé. Mais le fait est que l’entreprise est désormais entièrement consacrée à son propre équilibre, à sa réussite endogène, dixit des proches du dossier.

“Fini de bricoler” avec les seuls clients des GSB

Est-ce que la marketplace est enfin sur les bons rails ? Est-ce pour cela que ses deux cofondateurs ont décidé, après treize ans, de souffler sur la brèche ? On pourrait le comprendre. L’annonce faite il y a quelques jours de cette prise de hauteur au profit de Loïc Derrien a quand même dérouté nombre d’observateurs.

« Christian Raisson et Philippe de Chanville ont décidé de se retirer de leurs fonctions opérationnelles. Ils continuent à accompagner la vision de l’entreprise en tant que membres du comité stratégique », souligne ManoMano dans un communiqué qui laisse tout de même certaines interrogations.

Christian Raisson déclare que « fonder et développer ManoMano a été une aventure extraordinaire. Je suis très fier de ce que nous avons construit avec nos équipes, nos clients et nos partenaires. Le moment est venu pour moi de passer le relais sur les fonctions opérationnelles, tout en continuant à soutenir l’entreprise au sein du comité stratégique ».

En écho, Philippe de Chanville rajoute qu’« après avoir cofondé et développé ManoMano avec Christian, j’ai choisi de me retirer de l’opérationnel tout en restant pleinement engagé auprès de l’entreprise au sein du comité stratégique. Cette évolution s’inscrit dans une logique de continuité et de long terme ». Reste une question en suspens : qui aujourd’hui possède les rênes capitalistiques de la “maison” ManoMano ?

Loïc Derrien, nouveau président de Colibri SAS - ManoMano

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Loïc Derrien, président de ManoMano.

Ingénieur ESIM/ISBA et titulaire du MBA d’HEC, Loïc Derrien (57 ans) est nommé pour accompagner une nouvelle phase du développement de ManoMano. Fort d’une solide expérience de dirigeant au sein de groupes industriels et de distribution majeurs, en BtoC et en BtoB, tels que Vinci, Hilti, PPG, Cromology et, depuis fin 2024, chez Frans Bonhomme.

Cité dans un communiqué, le nouveau n°1 de l’entreprise tricolore se dit « être très heureux de rejoindre ManoMano à ce moment clé de son développement. Je suis pleinement mobilisé aux côtés des équipes pour accélérer le déploiement de la stratégie du groupe ».

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