[Logistique] Tout Faire muscle sa performance opérationnelle près d’Orléans
SUPPLY CHAIN • En intégrant les 70 collaborateurs de sa plateforme nationale implantée à Meung-sur-Loire (Loiret) et jusque-là prestée par GXO, Tout Faire franchit une étape supplémentaire au niveau de ses process opérationnels. Le groupement entend renforcer sa maîtrise des flux et améliorer le service apporté au réseau.
Face à un marché qui se contracte, le négoce Bâtiment reprend de plus en plus la main sur l’exploitation logistique. C’est au tour, cette fois-ci, de Tout Faire de sauter le pas. Dans un récent communiqué, le groupement a officialisé l’intégration au 1er juin 2026 des soixante-dix salariés de sa plateforme située près d’Orléans (Loiret) et jusqu’à présent opérée par GXO.
La démarche traduit la volonté de la centrale de maîtriser l’un des maillons essentiels de son organisation en rapprochant les fonctions achats, logistique et relation adhérents. Missions clairement affichées par Tout Faire : muscler la coordination entre ces fonctions support pour « fluidifier les échanges et accélérer les prises de décision », précise le communiqué.
Dans le viseur de ce membre de CMEM ? « Optimiser [la gestion des stocks et] la préparation des commandes, renforcer la fiabilité des livraisons, améliorer la visibilité sur les flux et favoriser une coopération plus étroite entre les différents métiers .»
Plus de réactivité en front et back-office
In fine, il s’agit pour le groupe Tout Faire d’apporter davantage de réactivité face aux besoins du réseau composé de plus de 270 adhérents en France et en Belgique (soit environ 460 points de vente pour un CA de 1,45 Md€ en 2025) – une souplesse qui doit notamment garantir des délais de livraison toujours plus courts.
À l’aune de cette nouvelle organisation, la centrale de Verdun souligne, par la voix de Cédric Fabien, le président de Tout Faire, que « l’intégration des équipes logistiques […] contribue à améliorer durablement la performance et la rentabilité de chacun des adhérents ».
En écho, le directeur général Charles Gaël Chaloyard indique que « cette évolution permettra […] d’accompagner la croissance du réseau sur le long terme ». Outre le digital, la massification et l’unification des achats, mais aussi une culture des négociations commerciales accentuée, la logistique fait partie des dossiers stratégiques 2026 que la direction du groupement avait dévoilés en janvier dernier lors de son salon annuel à Montpellier.