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« Nous nous efforçons d’être encore plus utiles à nos clients »

, mis à jour le 15/09/2026 à 08h24
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La direction du groupe Ratheau (Vla-d'Oise).

Membre fondateur du groupement Nebopan, l’entreprise familiale francilienne revient sur les réorganisations internes pour mieux structurer son management dans un contexte de marché toujours tendu. L’occasion aussi de revenir sur un investissement de près 

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Quel bilan tirez-vous de l'année 2025 ?

Cécile Polombo : 2025 a été une année compliquée. Le marché n’a pas été simple, surtout avec le ralentissement du neuf et une forme d’attentisme chez beaucoup de clients. Chez Ratheau, nous avons forcément ressenti ce contexte. Pour autant, nous avons bien résisté. Les équipes sont restées mobilisées, proches des clients, et nous avons continué à défendre notre place de spécialiste bois et panneaux. Donc, c’était une année difficile, mais pas une année subie. Il a fallu être plus vigilants, plus rigoureux.

Quelle tendance observez-vous sur le premier semestre 2026 ?

Élisabeth Meli-Polombo : Quelques signaux semblent positifs, mais nous restons très prudents. Ce n’est pas une reprise franche. Des dossiers reviennent, des clients se remettent en mouvement. Mais c’est très timide, et on sent que les budgets sont très surveillés. En janvier-février, on avait connu un petit redémarrage. Mais, avec la guerre au Moyen-Orient, l’activité s’est retendue d’un coup. Les choses ont légèrement bougé en juin. La suite va dépendre de l’arrêt de la guerre. Sur le neuf, les besoins de nouveaux logements sont importants, mais la reprise ne se fera que par étapes.

Quelle place pour le bois demain ?

C. P. : Le bois est d’actualité parce qu’il a des atouts : son bilan carbone, sa légèreté, sa rapidité de mise en œuvre, le confort... Le bois est un matériau d’avenir dans l’habitat. Nous avons d’ailleurs pris la température de la filière lors du Carrefour international du bois (CIB) à Nantes début juin. Le marché est compliqué, mais on n’a pas ressenti de pessimisme. La filière reste positive et dynamique. Nous l’avons ressenti avec nos collègues du groupement Nebopan, représenté pour la première fois au CIB avec son propre stand.

Quelle est votre stratégie en attendant la reprise ?

É. M.-P. : Nous nous efforçons d’être encore plus utiles à nos clients. Persuadés qu’il y aura des opportunités quand le marché repartira, nous travaillons à mieux accompagner nos clients, à mieux suivre les devis, à réactiver certains comptes et à être plus réactifs et organisés. Nous nous attachons également à développer les ventes croisées entre nos métiers et à mieux valoriser nos spécialités. La volonté de Ratheau est d’être offensif sans perdre toutefois notre rigueur. Nous ne voulons pas faire du volume à tout prix. Nous tenons à garder notre ADN et notre qualité.

« Persuadés qu’il y aura des opportunités lorsque le marché repartira, nous œuvrons à toujours mieux accompagner nos clients, à mieux suivre les devis, à réactiver certains comptes et à être plus réactifs et organisés. »

Le service fait partie de cet ADN, justement…

C. P. : Il compte beaucoup dans notre métier. Il inclut la réactivité produits et commerciale, la capacité d’avoir le bon stock au bon moment. Nos prestations : découpe, plaquage, usinage permettent à nos clients d'être plus réactifs sur leurs chantiers. Notre savoir-faire dans l’usinage nous permet d’être mieux organisés et de mieux nous présenter à nos clients pour être encore plus performants.

Quelle stratégie pour mieux communiquer sur ces savoir-faire ?

C. P. : Ces douze derniers mois nous avons réalisé deux petits films sur l’entreprise. Le premier film permet de comprendre toute l’activité du groupe. Certains clients nous connaissent par un petit bout de notre offre produits, puisque le groupe a accueilli de nouvelles spécialités au fil du temps. Le second film raconte l’histoire de l’entreprise, qui existe depuis 1852, et ses valeurs. Ratheau est toujours fidèle à lui-même et à son esprit familial. C’est ce que nous voulons transmettre, notamment dans nos recrutements.

Quelles sont les réorganisations que vous avez menées en interne ?

É. M.-P. : Depuis deux ans, nous nous attelons à mieux structurer le groupe. Nous avons étoffé la direction générale en mettant en place une direction opérationnelle avec Adeline Maillard et Jean-Christophe Kubiak pour une meilleure réactivité, plus de fluidité et de coordination de nos agences entre elles. Les achats des agences sont davantage pertinents et leurs plans de vente encore plus adaptés à leur environnement.

Parlez-nous de votre investissement à Challans en Vendée...

C. P. : À Challans, nous avons emménagé dans un nouveau dépôt de 1 700 m² couverts en juillet 2025. Précédemment, nous étions partagés sur deux sites en location. Cet investissement de 1,9 M€ permet à l’équipe de travailler dans de meilleures conditions, et l’espace de stockage accru a ouvert la possibilité de développer de nouveaux produits.
S’agissant de la croissance externe, nous sommes à l’écoute du marché, en essayant de privilégier des niches comme avec nos deux dernières filiales Essarbois et Sylvaplak, spécialistes en bois précieux et solutions de placages. Mais, il ne s’agit pas de grandir pour grandir. Toute reprise doit avoir du sens et s’intégrer dans l’existant.

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Groupe Ratheau : agence de Challans (Vendée).

Ratheau en bref

55,7 M€ de CA 2025 vs 57,2 M€ en 2024.
14 sites : 11 agences, 1 négoce avec production, 2 sites de production.
189 collaborateurs.
(Source : groupe Ratheau)

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