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GRAND ANGLE - EXPOPROTECTION 2026 - S41
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EXPOPROTECTION 2026 - S41 & S43

Outillage : le règne des pros et de l’e-commerce

, mis à jour le 06/10/2026 à 12h29
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La 6e biennale du Secimpac, le 30/09/2026 à Paris, Grand Rex.

CONJONCTURE • En plein salon Batimat, le Syndicat des marques d’outillages portatifs et consommables (Secimpac) a réuni l’écosystème du monde de l’outillage dans les sous-sols du Grand Rex, à Paris, pour dévoiler sa précieuse étude sur le marché de l’outillage en France. Avec des chiffres aussi frappants que des marteaux-piqueurs, comme la montée en puissance des ventes en ligne et la révélation inédite des champions du e-commerce et des marketplaces.

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À l’occasion de la 6e biennale du Secimpac, le 30 septembre, sa conférence chiffrée s’est déroulée en trois actes : les chiffres du sell-in – à savoir : les ventes aux distributeurs par les 50 adhérents du syndicat – dévoilés par Laurent Schwartz (Fein), puis ceux du sell-out (ventes aux clients finaux) mesurés par NielsenIQ (Guillaume Mulleret), enfin la mesure des ventes en ligne dévoilée par Moïse Denage (e-Tail Agency). Le tout sous les baguettes de Tommaso Comboni (TTI) et Christophe Hurel (Fartools), respectivement président et vice-président du Secimpac.

Négoce, GSB, e-commerce et marketplaces : les principaux chiffres du marché en 2025

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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.
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Secimpac, chiffres du marché de l'outillage en 2025.

Atterrissage des ventes sell-in

Depuis la crise Covid de 2020 et ses 960 M€ vendus à la distribution (sell-in) par les adhérents du Secimpac, l’avion a piqué du nez, puis arrondi sa courbe à 781 M€ l’an dernier, et, probablement, 782 M€ fin 2026.

Ce n’est pas si mal comparé aux ventes des distributeurs aux clients grand public que NielsenIQ a mesuré entre janvier et juillet 2026 à hauteur de 520 M€ (hors ventes aux pros), en baisse de 1,9 % en valeur, mais avec un rebond en volume de 3,6 %, porté notamment par les ventes d’outils à main (+6 %).

De bonnes nouvelles comparé à 2025 où le marché avait plongé de 10,6 % en valeur et de 4,2 % en volume. Mais attention ! Mettre en perspective les chiffres de sell-in du Secimpac avec ceux du sell-out de NielsenIQ serait périlleux, car aux produits vendus par les Ryobi, Bosch, DeWalt, AEG, Skil, Worx, etc. viennent s’ajouter les MDD, les marques exclusives de distributeurs, sans oublier les marques qui n’adhèrent pas au Secimpac. En clair, ne sont pas comptés dans le sell-in les Erbauer, Dexter, Parkside, sans oublier Stihl.

Baisse des prix en points de vente, moins côté fabricants

C’est peut-être là d’ailleurs que se niche la différence entre des prix moyens grand public en baisse alors que ceux des marques se maintiennent. Les adhérents du Secimpac profitent d’un changement du mix produits de leurs clients distributeurs grand public pour tenir leurs prix. Les GSB achètent des produits à vocation professionnelle.

Pour autant, le prix moyen vendu par les distributeurs au grand public chute de 1,6 % sur un an et de 6,8 % depuis trois ans d’après les calculs de NielsenIQ. N’allez pas en conclure que la distribution achète cher et rogne sa marge, mais simplement qu’elle vend aussi et surtout des produits d’appel et des MDD non comptabilisés par le Secimpac et sur lesquels la guerre des prix fait rage. Autrement dit, les GSB achètent peut-être des rainureuses à Makita, mais vendent essentiellement des MDD et des Parkside !

Réveil du e-commerce. Et bataille féroce entre Amazon, Leroy Merlin et ManoMano

Tous les professionnels du secteur s’accordent à dire que 2026 est l’année du réveil des ventes E-commerce. Pour les fabricants du Secimpac, les sites vont bientôt devenir leur deuxième client, sachant que le premier reste le circuit BtoB (64 % en valeur). L’e-commerce (16 %) talonne désormais les GSB et GSA (20 %), avec une progression de… 19 % entre 2025 et 2026.

La biennale a aussi été l’occasion de présenter les chiffres du e-commerce Bricolage & Jardin. Une étude totalement inédite et plutôt tonitruante, qui a tout simplement révélé le classement des meilleurs vendeurs en ligne d’outillage de bricolage et de jardin en s’appuyant sur les sources ECDB (E-commerce DataBase).

À fin 20216, le marché global du DIY est estimé à 9,3 Md€ vendus en ligne en 1P ou 3P (volume de vente e-commerce du distributeur ou vente par des marchands sur sa marketplace) sur la base d’outillage en général, regroupant les secteurs jardin, bricolage (outils/matériaux), mais aussi automobile.

Pas de distinction Pro ou non pro, pas trop de précisions non plus sur les références prises en compte, mais la grande masse des ventes DIY ! Sur l’année 2025, ce volume d’affaires en ligne a atteint 8,6 Md€. Moïse Denage (e-Tail Agency) a estimé avec ECDB que le segment DIY pèsera près de 13 Md€ en 2030, réalisé aux trois-quarts par les secteurs Brico-Jardin – un secteur qui a tiré la croissance (+ 9,9 %) entre janvier et août 2026.

Si Amazon devance tous les autres acteurs avec quasiment 1,54 Md€ en 2025 (76 % en 3P/marketplace), le DIY pèse 6 % du CA global d’Amazon en France. En tout cas, son volume d’affaires est deux fois supérieur à celui de Leroy Merlin, le n°2 du marché avec 739 M€ dont 40 % réalisés sur sa marketplace (environ 300 M€ en outillage, jardin, bricolage).

Surprise : Leclerc se placerait à la 3e place avec 480 M€ dont les trois-quarts via l’e-commerce classique. Attention ! Les pièces autos sont comprises dans ce calcul. Il est donc probable que son enseigne Leclerc Auto explique cette position dominante. D’ailleurs, dans le classement, on retrouve des sites automobiles (Autodoc, Oscaro, etc.).

ManoMano en repli, et marques digital native

Plus intéressante, la position de ManoMano à 385 M€ réalisés à 100 % via sa marketplace. Ce qui voudrait dire que la marketplace du pure player reste plus puissante que celle de Leroy Merlin sur les ventes d’outillages… au moins en 2025 !

Peut-être grâce d’ailleurs à ManoMano Pro… peut-être aussi avec les outils autos. Sur l’outillage pur, sans auto ni jardin, Leclerc disparaît du tiercé, composé désormais d’Amazon, Leroy Merlin et ManoMano. Au même moment, on observe que ManoMano, pure marketplace qui affichait un volume d’affaires de plus d’environ 1 Md€ en 2022, devrait atterrir autour de 600 M€ entre 2025 et 2027.

Citant diverses sources, e-Tail Agency, qui rappelle que les données d’Amazon sont accessibles, propose une comparaison des ventes de marques en ligne entre janvier et août 2026, avec la forte part de marché et la progression de Bosch Professional.

Mais aussi la puissance de Vevor, marque digital native. Moïse Denage explique que ces marques nées sur le web pèsent 15 % des ventes sur la moitié de l’année, pour peu qu’on y ajoute les 1,6 M€ de Hychika, totalement inconnue au bataillon.

Le Secimpac en bref

• 3,1 Md€ HT de chiffre d’affaires en 2025.

• 31 industriels membres.

• Plus de 50 marques représentées.

• Plus de 6 000 salariés.
(Source : Secimpac)

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