
« Lababois reste à l’offensive ! »

Sous la houlette de Denis Labadens, Le groupe francilien Lababois continue d'affûter ses armes pour se renforcer sur un marché extrêmement concurrentiel. Ex-membre du groupement Sylvalliance, son confrère régional SM Bois a choisi de le rejoindre en avril 2025. Le dirigeant cherche maintenant à se développer hors de ses frontières historiques.
Notre chiffre d'affaires est en retrait de 6 % en 2024, dans la moyenne du secteur bois-panneaux, et s’établit à 88 M€ contre 94 M€ en 2023. Sur le premier semestre 2025, le recul du chiffre d’affaires est également de l’ordre de 6 %. Cette baisse est liée à un climat d’affaires détestable sur le plan mondial et à une inconstance de nos politiciens. Il n’y a pas de ligne de conduite. Nous sommes dans un flou total et l’incertitude génère de l’inquiétude. De nombreux projets sont mis en attente, les particuliers étant plus enclins à épargner qu'à investir. Dans cette conjoncture exigeante, nous sommes très attentifs à nos charges de fonctionnement, mais toujours à l’affût de compétences qui font que notre groupe a pu se développer ces dernières années. La première richesse de l’entreprise, ce sont nos salariés.
« Depuis la création du groupe en 2001, Lababois a intégré 25 sociétés, témoignant de sa dynamique d’extension assumée. »
Depuis la création du groupe en 2001, Lababois a intégré vingt-cinq sociétés, témoignant de sa dynamique d’extension assumée. C’est dans notre ADN. Début 2025, nous avons repris une petite affaire de parquet, Émois & Bois, basée à Sèvres (Hauts-de-Seine). En avril, nous avons repris un des plus gros négoces d'Île-de-France, SM Bois à Villevaudé (Seine-et-Marne), qui était adhérent Sylvalliance. Cette société, qui réalise 16 M€ de chiffre d’affaires sur un seul site, a été parmi les précurseurs dans l’e-commerce avec un site de vente en ligne lancé il y a une dizaine d’années. Elle a plutôt mieux résisté que la profession avec un recul de 3 % l’an dernier, lié notamment à sa présence sur le digital. L’expertise de SM Bois en ce domaine va profiter à l’ensemble du groupe. Nous poursuivrons notre stratégie de croissance externe en fonction des opportunités. Mais je pense que nous avons fait le tour en Île-de-France où nous sommes largement leaders. Nous commençons à regarder hors des frontières de la région. Notre métier se joue plus aux achats qu’à la vente. L’enjeu est d’avoir des fournisseurs partenaires pour chaque famille de produits et d’évoluer avec eux. Nos intérêts sont liés, et si nous avons les bons produits et les bons prix, nous pourrons satisfaire nos clients.
« En Île-de-France, nous sommes largement leaders. Nous commençons à regarder hors de ces frontières régionales. »
Nous sommes en cours d’agrandissement et de rénovation de notre siège social à Domont (Val-d'Oise). En effet, nous étions à l’étroit dans nos locaux actuels que nous avions intégrés en 2011 lorsque nous développions 25 M€ de chiffre d’affaires. Cet investissement de 1 M€ dans une extension de 400 m² de bureaux sera finalisé en fin d'année. Nous sommes par ailleurs en pleine rénovation de notre parc de machines. Nous avons récemment acquis deux mouluriers chez Guimier, un centre d’usinage cinq axes, une scie à plat et une plaqueuse de chants chez Tendanciel Décor. Nous avons aujourd’hui trois sites d’usinage panneaux et cinq petits ateliers bois. Nous réfléchissons à une rationalisation de nos ateliers bois au cours des deux prochaines années. Enfin, dans le cadre de notre politique RSE, nous avons lancé avec un cabinet extérieur une étude sur notre empreinte carbone. Nous sommes en cours de certification PEFC et FSC. Autre action : nous passons progressivement à l’électrique notre parc de cinquante véhicules.
« Notre espoir est celui d’un frémissement en fin d'année pour repartir sur une année 2026 positive. »
Dans cette période compliquée, nous ne restons pas attentistes – avec trois opérations de croissance externe depuis le début 2024. Nous restons confiants dans l’avenir. Après une incursion dans les matériaux, nous avons fait le choix de miser sur la diversification à l’intérieur de notre métier de base : le bois panneau. Nous sommes très marqués moulures au travers de la société Guimier. Nous avons un pôle parquets, tandis que la menuiserie, en rénovation uniquement, est un axe de développement. Nous constatons que là où nous avons des compétences en menuiserie, nous en vendons. Pour 2025, en tenant compte des différentes croissances externes et malgré un recul de l’ordre de 6 %, notre chiffre d’affaires devrait avoisiner les 100 M€ avec 320 collaborateurs [en tenant compte des deux rachats réalisés depuis début 2025 : Ndlr]. Notre espoir est celui d’un frémissement en fin d'année pour repartir sur une année 2026 positive.
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Groupe Lababois en bref
• 88 M€ de CA 2024 vs 94 M€ en 2023.
• 18 points de vente en Île-de-France et 1 en Normandie.
• 280 collaborateurs, dont 30 commerciaux.
(Source : groupe Lababois)
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